Initialement nous devions arriver ce matin à 8 heures, mais un passager allemand devait être débarqué de toute urgence, alors ni une, ni deux, notre commandant a poussé ses machines pour arriver la veille à 23 heures 30. Nous n’avons pas d’autres nouvelles, nous espérons que cela ai servit à quelque chose.
Lorsque ce matin nous avons découvert la baie de Mindelo, nous avons eu le souffle coupé!
Cette baie est dans le top ten des baies les plus belles au monde, au côté de la baie, d’Halong, la baie de Rio, la baie des Saintes etc... Certes on nous l’avais dit avant, mais on s’était dit bof, encore une, et puis voilà nous y sommes, et bien c’est vrai!
Les îles du Cap-Vert, sont au nombre de 18, dont 9 habitées. Le climat y est chaud et sec. Elles sont situées face au Sénégal. Sa capitale est Praia. Découverte par les portugais en 1456 elles devinrent un état indépendant en 1975, suite à la révolution portugaise dites «des oeillets» en 1974. La langue officielle est le portugais, mais les cap-verdiens parlent en «crioulo» le créole local. L’espagnol est compris et parlé très couramment, ce qui nous a facilité les choses.
L’île où nous débarquons ce matin s’appelle Sao Vicente. C’est ici que vivait la chanteuse Césaria Évora, née le 27 août 1941, elle décéda en 2011.
L’île est petite, les routes peu nombreuses, aussi nous décidons avec 2 autres couples de visiter par nous-même.
La première impression est bonne (généralement c’est celle qui compte). Les cap-verdiens sont chaleureux et accueillants, ils nous proposent leur services, mais sans insister.
Les maisons sont colorées et propres, le bateau étant situé à 20 mn à pieds du centre (pfff... une broutille maintenant ...) c’est avec un réel plaisir que nous déambulons ainsi dans les ruelles parfois pentues de Mindelo,.
Direction le marché aux poissons, qui nous avait été recommandé par nos amis Robert et Guy. Nous sommes arrivé avec le poisson (ben oui ...) un moment où démarrait la vente à la criée. Ça hurle, ça se bouscule, ça s’invective, et puis c’est très coloré au sens figuré, mais aussi au sens propre, certains poissons étaient multicolores.
À deux pas de là se dresse la tour Belém, construite en 1937, c’est une réplique de celle de Lisbonne. Elle n’a rien à voir, elle est toute petite, mais c’est un passage obligé pour les visiteurs que nous sommes.
Puis nous nous rendons au marché municipal, où les étales de fruits et légumes se succèdent. C’est tout aussi coloré, mais beaucoup plus calme !
Nous décidons d’aller au mirador de Fortim, une ancienne prison désaffectée, pour admirer le panorama. Un pick-up local, sorte de «bétaillère», s’offrant à nous, nous décidons de l’emprunter.
De la-haut la vue est superbe, nous avons apprécié de pouvoir admirer le paysage sur 360°.
L’heure du repas approchant, plutôt que de revenir à bord, nous avons décidé de goûter la cuisine locale. Cela fait parti du plaisir du voyageur, découvrir un pays et ses spécialités culinaires.
Nous nous rendons au «Sodade» qui veut dire nostalgie en portugais; C’est aussi le titre d’une célèbre chanson de Césaria Évora.
Nous accédons à la terrasse par une succession d’escaliers.
De cet endroit nous pouvons découvrir la maison où demeurait justement Césaria Évora, aujourd’hui habitée par sa fille.
La cuisinière de l’établissement nous avait prévenu, on ne peut quitter le Cap Vert sans goûter au plat local: le «cachupa rica», une sorte de cassoulet mais à base de maïs, d’haricots, et de viandes variée et de chorizo: délicieux, et surtout si l’on y ajoute la sauce pimentée locale !
Nous nous sommes régalés du plat bien sûr, mais aussi de cette terrasse ombragée surplombant Mindelo, rafraîchi par la douce brise des alisées.
Mais il est temps de regagner neoRomantica, cette marche forcée à bonne cadence nous a fait le plus grand bien!
Nous voici à bord, il était temps ! nous sommes arrivés presque les derniers !
Partis avant le coucher du soleil sur la baie, Robert, nous n’avons pas pu l’admirer.
Césaria Évora chantait «petit pays, petit, petit, je t’aime beaucoup» Nous aussi on l’aime beaucoup ton petit pays regrettée Césaria.
Pour Jack, je n’ai pas pu encore taquiner le goujon (langage codé entre nous qui veut dire jouer aux machines à sous ): pas le temps !
Nous naviguons maintenant vers le Brésil, et la vie à bord reprend ses droits, on en parlera demain !
Un petit clin d’oeil avant de terminer, un message a été posté sur le blog de cette façon:
«Envoyé par Unknown à Livre de bord du tour du Monde austral le 27/09/2013 08:49
la vie en or, en quelque sorte !»
Alors « Unknown» cher ami inconnu, un petit prénom nous ferai plaisir, et surtout nous servirait à te reconnaître !
P.S.: demain changement d’heure à bord, quand il sera midi chez vous, il sera 6 heures pour nous.
La maison de Césaria Évora
Un coin tranquille du marché aux poissons
Les rues de Mindelo
Un rasta fancophone
L'emplacement idéal de néoRomantica
du haut de Fortim
La "bétaillère"
Hum, miam miam le cachupa !
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