Ce matin changement de régime, Neoromantica est ancré en rade à Icoaraci situé à 25 kms de Belém.
Ici les côtes vivent au rythme des marées, Belém ne dispose pas d’infrastructures pour accueillir un navire de notre taille.
L’endroit a été choisi en fonction des marées pour pouvoir lever l’ancre en soirée, situation que nous pourrons constater de visu.
Dès le petit déjeuner avalé, nous nous précipitons à l’avant du navire, idéalement situé pour assister aux manoeuvres.
NeoRomantica ralenti, ralenti, jusqu’à s’immobiliser complètement. À cet instant un officier responsable de la manoeuvre ordonne à 2 marins de jeter l’ancre.
Un vrombissement se fait alors entendre, accompagné d’un nuage de poussière de rouille, le tout scandé par un geste de la main annonçant le passage de chaque repère blanc peint sur un maillon de la chaîne. Nous comprenons à cet instant l’utilité des masques portés par les marins.
Après le transfert en chaloupe, toujours un peu folklorique, nous nous engouffrons dans le magnifique bus à 2 étages qui est mis à notre disposition.
En route vers Belém !
Belém est une ville brésilienne de l'estuaire de l'Amazone dans le nord du pays. Belém est la capitale de l'État du Pará qui compte 1 400 000 habitants. C'est un port industrieux, situé à une centaine de kilomètres de l'Océan Atlantique. La ville est située sur la rivière Guamá.
Nous commençons par visiter le plus grand marché à ciel ouvert du Brésil, le Ver-O-Peso. Ce marché coloré et animé, qui existe depuis 400 ans, est un lieu symbolique et
historique de Belém, renommé pour ses imposants étals de poissons, ses fruits frais, ses objets artisanaux, ses vêtements traditionnels, ses plantes ornementales et médicinales et ses poteries. Il nous aura été donné de voir à cette occasion les brésiliens déjeuner du plat traditionnel de Belem composé de poisson frit et de l’açaï.
L’açaï, est une espèce de palmier, son fruit est de couleur pourpre, ressemblant à une myrtille, avec un goût de chocolat. Il semble soigner des troubles digestifs et maladies de la peau…
Puis nous continuons toujours à pied vers les docks de Belém, dits «Estação das Docas». Composé de trois entrepôts en fer qui abritent d'intéressantes expositions, c'est un remarquable exemple de réhabilitation d'un port abandonné pour en faire un lieu historique et culturel branché.
Nous continuons notre promenade jusqu’au fort «Forte do Castelo». C’est une splendeur architecturale du XVIIe siècle et un haut lieu historique remontant à la fondation de Belém. Les Portugais le construisirent en position stratégique sur la rive droite de l'estuaire du Guamá pour contrôler la navigation de la région et résister aux éventuelles attaques étrangères. Initialement faite de bois, cette imposante structure fut plus tard reconstruite avec de l'argile battue et du gravier. Il a été reconstruit en 1850 avec d’énormes murs en pierre.
Située dans l’enceinte du fort nous sommes entré au Muséum of the Meeting, qui abrite des céramiques " marajoara " et " tapajônica " - qui témoignent de la vie des premiers habitants de la région, des pièces de porcelaine, des projectiles et des monnaies. La climatisation du lieu nous a fait le plus grand bien, et nous a reposé un peu des 40°C qui règnent à ce moment de la journée.
Nous continuons ensuite vers le musée des arts sacrés « Museu de Arte Sacra do Pará» qui présente d'intéressantes expositions d'art sacré comprenant différentes représentations des jésuites et des pièces indigènes rares. Il a été installé dans l’ancienne cathédrale désaffectée.
Enfin, nous terminons notre excursion par la visite du pôle joaillier São José Liberto et le musée des Gemmes. Ce complexe se trouve dans une ancienne prison reconvertie en 2002. Cette sombre histoire est retracée dans les différentes pièces qui composent ce bâtiment.
Aujourd’hui figure en bonne place à l’entrée du bâtiment, un énorme quartz de plusieurs centaines de kilos, dont le rôle consiste à diffuser des ondes positives et chasser le mauvais esprit...
Notre excursion démarrée ce matin à 9 heures se termine à 17 heures, sans que nous ayons trouvé le temps de déjeuner !
La dernière chaloupe partant à 17 heures 30, nous décidons d’en profiter au maximum et nous nous promenons dans les rues commerçantes situées à proximité immédiate de l’embarcadère.
Quel bonheur d’avoir perdu ces kilos encombrants, de marcher et d’en profiter jusqu’à la dernière minute!
La chaloupe qui nous reconduit à bord est malmenée par les vagues et le vent assez fort qui souffle en fin de soirée.
L’une d’elle traversera le frêle esquif, et douchera avant l’heure les passagers qui se sont trouvés sur son passage
Mais l’heure avance, vite, une douche et nous nous précipitons au «Plaza Italia» pour écouter la chanteuse brésilienne Yvette Matos, que nous ne voulions rater sous aucun prétexte.
Sa musique a une fois de plus chauffé la salle.
Épuisé, mais heureux nous allons nous coucher. (La rédaction du blog sera pour demain)
Si à Santarem notre ressenti fut plutôt mitigé, Belém nous a vraiment séduit.
À demain.
Vue extérieure du Marché
Magnifique étale de crevettes... sans système de réfrigération ...
Une noix de coco bien fraîche, idéal pour se désaltérer
Belém ancien, et Belém aujourd'hui (au fond)
Les aigrettes font fi du bateau de la marine brésilienne
Panorama du port de Belém (pris avec iPhone !)
Ici on épluche les racines de manioc
Un poisson chat de 70 kgs... toujours sans glace
Bonjour!Christian, Monique!! escales tres colorees,,En tous cas nous vous trouvons en super forme!!
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