Catastrophe à bord du neoRomantica !
Comme toute une presse qui veut faire du tirage, je me devais de faire (au moins une fois) un titre «racoleur» pour susciter et attiser la curiosité du lecteur.
Mais bon, rien de bien méchant, même pas digne d’un édito qui se veut sérieux et objectif, rien de grave vous dis-je.
Bon vous voulez quand même savoir ? Allez je vous dis tout, mais vous serez probablement déçu par ce fait divers. Je me demande même si ça vaut le coup, à bien réfléchir ...
Ok, ok j’arrête.
Alors voilà, hier en fin d’après-midi, juste avant le repas du soir, nous sommes confortablement installés avec 6 autres amis, pour écouter des chansons françaises, interprétées par un orchestre italien...
Pour nous mettre en appétit nous avons commandé un apéritif, et lorsque le serveur est arrivé, un coup de roulis a bousculé sa venue, a déséquilibré son plateau, et les verres ont fini leur course sur la robe de ma voisine et sur mon pantalon.
Je vous avais prévenu que ce n’était qu’un petit incident, mais c’est vous qui avez insisté !
Cela ne nous a pas empêché Monique et moi, d’esquisser quelques pas de danse sur la piste ensuite.
Le dîner qui suivit revêtait un caractère plus solennel, pour 2 raisons, la première c’est que Robert avait invité Frédéric Mathieu à partager notre table, et la seconde c’est que nous avons dégusté un excellent gâteau d’anniversaire au chocolat, accompagné d'un vrai champagne français, pour fêter son anniversaire. Ici les anniversaires durent 2 jours !
Ce matin, nous avons été surpris de voir la couleur de l’eau. Elle ressemble à la mer face à la plage de la Flotte en Ré, marée descendante, quand le vent est au nordet: c’est à dire café au lait. C’est un changement brusque, comparé au bleu outre mer qui nous accompagnait jusqu’alors.
C’est l’Amazone qui s’annonce à nous, par une pénétration de ses eaux de plusieurs dizaines de kilomètres dans l’océan.
Conférence de Carlo ce matin, le sujet était les indigènes du Brésil. Salle comble comme à l’accoutumé, et ovation pour clore l’exposé.
En ce jour du 2 octobre, nous franchirons une première fois l’Équateur, en principe vers 16 heures locales. La traditionnelle cérémonie qui marque ce passage symbolique a lieu à la piscine centrale, ponctuée par 3 longs coups de sirène.
La chaleur sur le pont est chaude, étouffante, le soleil brûle la peau. Monique et moi nous nous réfugions dans la coursive, pont 9, bien à l’ombre où le paysage des côtes luxuriantes se déroule sous nos yeux.
Cette après-midi, nous poserons pour la photo de groupe des passagers ayant effectués le 1er tour du monde.
Vers 18 heures nous accosterons à Macapa pour prendre le pilote, puis nous commencerons la remontée de l’Amazone pendant 2 jours.
Tout le monde attend ce moment avec impatience, on est prêt.
Le "café au lait" de ce matin
Le dîner d'anniversaire de Robert
L'exposé du professor
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