Nous voici de retour en terre Argentine, pays qui nous séduit par sa culture, la beauté et la diversité de ses paysages.
NeoRomantica termine l’accostage sous un soleil radieux... et un vent à décoiffer. La pampa se dessine derrière la ville assez petite.
Puerto Madryn se trouve au bord de l'océan Atlantique, à 1 075 km au sud-ouest de Buenos Aires. Sa population s'élève à environ 90 000 habitants, ce qui en fait une des principales villes de la région.
Ses principales ressources sont la pêche, dont la concession a été cédée à l’Espagne qui pêche et exporte la plus grande partie vers l’Europe, une aluminerie qui emploie 5000 personnes et le tourisme.
Puerto Madryn est considérée comme la porte d'entrée de la Péninsule Valdes, déclarée en 1999 Patrimoine mondial par l'UNESCO.
Nous débarquons sur l’unique quai réservé aux bateaux de croisières qui sont tout de même assez rares dans cette région. Nous sommes biens situés à 5 minutes à pied du centre ville. Un shuttle (navette) est mise également à notre disposition.
Monique et moi avons décidé de profiter de la matinée ensoleillée pour se promener dans les rues de Puerto Madryn.
C’est une ville balnéaire, on pourrait dire du du type des Sables d’Olonne, par exemple, Jean-Rêve II en moins ...
Les rues sont caractéristiques du nouveau monde, parfaitement perpendiculaires et formant des «quadras» (carrés) de 100 mètres par 100 mètres. Lorsqu’on demande une adresse on vous dit de marcher sur 2 quadras puis de tourner à droite et continuer sur 4 quadras, par exemple.
L’après-midi sera exclusivement consacrée à l’excursion qui nous emmènera observer les baleines franches qui viennent dans le golfe nuevo de la péninsule pour procréer, donner naissance et élever leurs «petits»
Notre guide nous apprendra beaucoup sur ces baleines qui viennent régulièrement et toujours à ce même endroit. Le golfe en accueille environ 500.
Apprendre toutes ces informations nous a totalement passionné et le trajet d’environ 110 kms qui nous mène sur le lieu d’embarquement nous a paru rapide.
Le paysage qui défile devant nous est superbe, bien que dépouillé d’arbres, uniquement la pampa plantée de petites plantes robustes et épineuses. La route est interminablement droite, et le vent dégage des nuages de poussière.
Nous sommes dans un autre monde.
Nous croisons beaucoup de moutons, des Merinos, qui sont au nombre de 18 millions en Patagonie. Quelques guanacos, sorte de lama, ont provoqué l’arrêt du bus pour une photo.
Nous voyons aussi quelques rares «estancias» sorte de ranch local, complètement autonomes en eau et en énergie.
Florent Pagny est propriétaire de l’une d’entres-elles à 300 kms d’où nous sommes. Sa superficie est de 10 000 hectares !
Mais déjà nous arrivons au poste de contrôle qui régule les entrées et sorties de la péninsule, site hyper protégé qui laisse l’exclusivité des lieux, à la faune et à la flore.
Tout est organisé pour que rien ne perturbe, ni l’un, ni l’autre, et nous nous en félicitons.
La péninsule Valdes est une particularité côtière de la province de Chubut, en Argentine.
Elle est unie au continent par l'isthme Carlos Ameghino. La péninsule présente deux importantes échancrures à sa base : au nord, le golfe de San Matias et, au sud, le golfe
Nuevo. La presqu'île comporte une dépression topographique à 40 m sous le niveau de la mer. C’est une des réserves des plus importantes d’Amérique du Sud.
Enfin le bus s’arrête devant la plage de Puerto Piramides, le seul village dans Péninsule Valdes, où nous attend notre embarcation.
Ici point de port, les bateaux sont sur des remorques poussées par des des tracteurs équipés d’un tirant métallique d’une vingtaine de mètres de long.
Dans les cinq minutes qui ont suivit le départ de la plage, elles sont apparues à nous.
Ici pas de course à la baleine, comme ce fut le cas au Mexique, il suffit d’arrêter le bateau et, curieuses, elles viennent à nous, et jouent pendant quelques temps autour du bateau
Elle ne sont pas belles avec leur grosse protubérance calleuse, qui est différente à chaque baleine. On pourrait dire que ce sont leurs empreintes digitales. C’est ce qui permet de les reconnaître avec exactitude. Les «vieilles» habituées du lieu ont d’ailleurs été baptisées.
Nous restons ainsi pendant une heure 30 en mer, inlassables devant ce spectacle, malgré le vent de 35 noeuds qui vient subitement de se lever. Mais nous sommes au fond du golfe et la mer ne se lève pas comme dans l’océan.
De retour à Puerto Madryn, nous profitons de ce que le bateau reste à quai cette nuit, pour nous retrouver entre amis, et déguster langoustines et coquilles saint Jacques, spécialités de la pêche locale.
La nuit sera courte, demain on démarre aux aurores !
Troupeau de Guanacos
Maman baleine et bébé baleineau
Parés !
On voit la protubérance calleuse et ses fanons
Système de mise à l'eau
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