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dimanche 3 novembre 2013

Dimanche 3 Novembre 2013 - Jour 44 - Navigation dans les fjords chiliens


En ce dimanche matin le soleil nous enveloppe de ses chaleureux rayons, le vent est nul, la mer plate, les montagnes nous entourent: pas de doute, nous sommes toujours dans les fjords chiliens.
Un groupe de baleines se signale à nous par l’émission de puissants jets caractéristiques. Nous n’avons pas d’appareil photo sur nous, tant pis, on classera cette image dans notre mémoire.
Ce dimanche est calme et la quiétude règne dans le bateau à peine réveillé. Rien à voir avec la journée d’hier pleine de rebondissements.

Justement revenons à la journée d’hier et au tableau grandiose que nous a offert le glacier Amalia.

Prévu vers 18 heures locales, c’est à 17 heures que nous arrivons sur les lieux. Les hauts parleurs diffusent l’annonce dans 5 langues dans toutes les parties du navire.
Il est explicitement dit que nous verrons le glacier sur tribord après que neoRomantica ait effectué un demi-tour complet.
Sorti sur le pont, il y a foule à bâbord, difficile dans ces conditions de prendre films et photos. Par sécurité Monique et moi assurons le coup, tant bien que mal, au cas où...

Disciplinés nous allons donc sur tribord déserté par la foule des passagers. Monique se poste à un endroit qu’elle juge stratégique et je fais de même.

Armés de nos Nikon, nous attendons de pied ferme !

Rien ne se passe, on commence alors à douter: «Salvatore qu’est ce que tu fais?» 
Le plus inquiétant c’est que nous sommes seuls !

Et puis soudains le bateau s’immobilise, les propulseurs d’étrave se mettent en action, et lentement, très lentement, neoRomantica se met à pivoter. Yes !

À ce moment, la foule qui se bouscule déferle de notre côté, mais nous sommes bien postés et attendons patiemment la fin de la manoeuvre.

Ça y est nous sommes face à cet immense glacier mais ... invisible, car enveloppé dans une brume épaisse. On ne voit même pas les montagnes qui l’entourent. 
Décidément ce n’est pas notre jour de chance ! 

Et puis, comme par magie, le voile se lève, un arc en ciel complice apporte ses couleurs au blanc-bleuté du gigantesque glacier, le plus important du monde.

Un immense bonheur nous envahit, comme la nature est belle ! 

Ce tour du monde nous a offert des paysages fabuleux et intacts.
Nous y avons observé la nature, la vie de ses animaux, qui pour nous européens est une vrai découverte. C’est passionnant, les réunions préparatoires aux escales, les conférences, ainsi que les explications des guides locaux nous enseignent beaucoup et rendent nos excursions inoubliables et enrichissantes.

Mais déjà neoRomantica s’éloigne en laissant derrière lui 3 coups de corne de brume.

Aujourd’hui nous allons profiter au maximum de ce paysage enchanteur des fjords chiliens.

Car demain, nous les quitterons pour arriver à Puerto Chacabuco, un village de 1 800 habitants, sans port capable d’accueillir notre paquebot.

Ce sera donc en chaloupe que nous gagnerons le rivage pour ... 

Pour ?

Vous le serez plus tard !

Vue depuis la poupe de neoRomantica

Vue depuis la proue de neoRomantica

Vue rapprochée du glacier Amalia

Le glacier Amalia

Il fallait saisir l'instant

Photo prise ce matin: on va bien, merci !

La nature sait se montrer parfois reconnaissante

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