- 38 ème escale
C’est la 4ème fois que nous rendons visite à Madère, mais c’est la première fois que la pluie nous accueille.
Rien d’étonnant dans tout ça, lorsque vous constatez autour de vous une nature généreuse, de l’herbe bien verte, vous êtes sûr que ce pays est régulièrement arrosé.
Et puis c’est une bonne façon de nous préparer à notre retour en France !
Puisque nous connaissons bien l’endroit pour y avoir également séjourné 2 semaines, nous souhaitons sortir du circuit traditionnel Marché central, Camara de Lobos et falaise de Cabo Girao.
Mais auparavant il faut se décider à sortir, pas évident avec cette pluie, allez, on se lance, nous serons les premiers à sortir du bateau.
Nous sommes accostés sur le quai ... en face du centre ville, il faut faire environ 3 kilomètres pour y aller.
Un vieux Dodge aménagé en bus, nous attire par ses phares chromés, pas d’hésitation, on s’engouffre dedans. Il nous mène à une allure de sénateur au point stratégique de Funchal, où se situent, marché, gare routière et téléphérique.
C’est là que nous ferons connaissance avec notre chauffeur de taxi qui nous conduira vers le nord-est de l’île, à Santana où nous désirons aller.
Apres avoir quitté le port, nous nous rendons côté Est où Funchal a commencé, jusqu’à Ponta do Garajau, célèbre pour la statue du Christ qui y repose, bras tendu vers la mer, on croirait le Christ Rédempteur de Rio, taille mise à part. Nous admirons également les superbes vues de Funchal.
Nous allons ensuite à Santa Cruz, où notre chauffeur nous proposera une promenade le long de la mer, et il nous attendra un peu plus loin. Bon, sympa, mais sous ce crachin la visibilité est réduite, mais bon, il paraît que c’est bon pour la peau, alors ...
Nous avons tout de même apprécié cette balade, seuls dans un décor de roches volcaniques noires.
Nous poursuivons notre chemin vers Machico et passons devant la piste de l’aéroport, dont nous gardons un souvenir d’atterrissages musclés provoqués par la longueur de la piste , l’une des plus courte au monde !
Depuis la piste a été rallongée sur la mer sur plusieurs centaines de mètres, et chose insolite, le dessous est réservé à l’hivernage de bateaux de plaisance!
Voilà une excellente initiative qui permet de rationaliser les espaces dans cette île ou les surfaces planes et horizontales ne sont pas légion.
Nous voici arrivés à Santana, but de notre périple connu essentiellement pour ses petites maisons triangulaires au toits de chaume, classées par l’Unesco au patrimoine mondial. Multicolores elles sont préservées et servent essentiellement aujourd’hui de petites boutiques.
Nous nous promènerons ainsi pendant une heure, prenant le temps nécessaire pour visiter l’église, et profiter des rues qui offrent une belle vue sur la vallée.
Nous revenons sur Funchal et près avoir traversé de grandes plantations de vignes et de cannes à sucre, et nous nous arrêtons à Faial pour découvrir le village et sa plage de sable noir. Nous nous promenons le long des berges où d’énormes rouleaux viennent se fracasser le long des rochers. Des cascades se jettent dans la mer en dévalant des falaises.
Nous terminons notre excursion là où nous l’avions commencée, c’est à dire au pied du téléphérique.
Il est midi et le soleil est radieux maintenant, l’occasion idéale pour rejoindre le sommet de Funchal.
Nous montons alors avec le téléphérique à Monte, perché au sommet d'une des collines qui surplombent Funchal, à 6 km du centre et 660 mètres d’altitude.
Monte était autrefois une station thermale réservée à la haute société européenne.
Nous avons fait un superbe voyage de 10 minutes environ, la ville et la nature à nos pieds !
Arrivés au sommet nous profitons d'un très beau panorama qui nous offre des vues privilégiées sur la baie de Funchal.
Au moment de reprendre le téléphérique, nous tombons sur nos deux compères catalans.
C’est donc ensemble que nous redescendons à Funchal par le téléphérique.
Il est 14 heures, il est plus que temps de se restaurer et de goûter aux spécialités locales.
Une terrasse de restaurant située dans le quartier piétonnier fera notre affaire.
Nous y rencontrons un serveur fort sympathique et comique dans son genre. Les brochettes portugaises et l’espada à la banane (poisson spécialité de Madère) s’en trouveront que meilleure.
Une belle partie de rigolade donc, mais aussi le dernier déjeuner à terre de ce tour du monde...
Il est maintenant temps de regagner le bord où nous devons être avant 16 heures 30.
Et c’est sous un soleil éclatant qui illumine Funchal et ses collines alentours que nous quittons Madère.
Direction Malaga où nous accosterons Samedi 18 janvier 2014 au matin.
Le vieux Dodge
Le port de Funchal en arrière plan
Les fleurs surplombent l'océan
Les maisons de Santana
Les oiseaux du paradis poussent facilement ici
Falaise et cascade
Le téléphérique
Funchal vu de neoRomantica
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