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dimanche 5 janvier 2014

Samedi 4 Janvier 2014 - Jour 105 - Walvis Bay - NAMIBIE


  • 34 ème escale

Temps maussade ce matin pour nous accueillir à Walvis Bay en Namibie, l’une des rares anciennes colonies allemandes. 

En effet à une période où anglais, espagnols et français s’étaient partagés une grande partie du monde, l’Allemagne voulu elle aussi avoir sa part du «gâteau».
Cette région d’Afrique délaissée par les colonisateurs, attise la convoitise des allemands. Et c’est par lettre officielle que l’Allemagne demanda si l’Angleterre était intéressé par ce territoire. L’Angleterre commis l’erreur de ne pas répondre, c’est ainsi que l’Allemagne pris le contrôle du Sud-Ouest Africain, l’actuelle Namibie.
Elle perdit ce territoire en 1915, la première guerre mondiale ayant mobilisé tous les allemands présents de cette partie du monde. Contrôlée par l’Afrique du Sud, la Namibie recouvra son indépendance en 1994.

Aujourd’hui la langue allemande n’est plus de mise, remplacée par l’anglais et l’afrikaans qui sont les deux langues officielles, mais la culture germanique est toujours présente et 7% de la population sont d’origine allemande.

Nous accostons dans le seul port en eau profonde du pays. L’eau est de couleur thé et la fraîcheur du climat nous surprend en ce lieu proche du tropique du Capricorne. 

La mer est également fraîche à l'année de 15 à 18°C grâce au courant froid de Benguela qui longe la côte, les brouillards sont fréquents sur la côte.

Notre destination du jour est le parc de Namib-Naukluft pour y découvrir le désert du Namib, le plus vieux désert du monde et ses différentes formes de vie.

Nous faisons un premier arrêt à la lagune de Walvis Bay, l'une des principales zones humides de la côte ouest sud-africaine. Le site est réputé pour la richesse de sa vie marine et l'abondance de flamands roses, pélicans et autres espèces d'oiseaux.
Nous sommes émerveillés par le manège de ces oiseaux colorés rassemblés sous nos yeux.

Nous poursuivons notre route et nous admirons des étendues de dunes, exactement le type de paysage qui vient à l'esprit quand on parle d'Afrique et de désert. 
Nous nous arrêtons à la dune 7, la plus haute de toute la région. Elle est ainsi nommée, parce qu’elle se trouve exactement à 7 kms de la caserne militaire qui impose aux soldats des exercices sur cette dune.
Elle fait environ 50 mètres de haut sur 100 mètres de longueur, mais ses dimensions varient en fonction de la force et de la direction des vents.
L’escalader n’est pas chose aisée car la pente est raide, mais ceux qui y parviennent la dévalent avec délectation .

Après avoir longé la côte nous nous dirigeons vers le parc national de Namib-Naukluft. 
Le Namib offre un magnifique kaléidoscope de couleurs.
Le paysage est «lunaire », un grand espace de vallées composées de spectaculaires formations rocheuses érodées par le vent. Grâce au brouillard en provenance de l'océan Atlantique qui s'étend à l'intérieur des terres, les plantes désertiques reçoivent le niveau d'humidité nécessaire à leur survie. Nous avons apprécié toute la beauté de ce paysage unique.

Nous poursuivons ensuite notre route vers la vallée des Welwitschias, qui doit son nom à ces plantes. 

Cette espèce endémique de Namibie est une plante préhistorique qui s'est adaptée dans cet habitat très rude. Ressemblant à une laitue flétrie, le Welwitschia ne produit que deux feuilles au cours de son cycle de vie, qui peut durer jusqu'à 500 ans !

Nous faisons une halte dans cette nature spectaculaire consacrée à l'observation de cette plante désertique coriace, où nous aurons beaucoup de renseignements intéressants à son sujet. Nous pourrons aussi observer une multitude d’insectes à ses pieds qui y vivent en parfaite cohabitation.

Nous nous rendons ensuite à Swakopmund une station balnéaire évoquant un étrange village de Bavière. L'architecture Art nouveau des bâtiments reflète le passé colonial de cette ville. Nous y resterons un coupe d’heures, suffisante pour aller au bord de la plage et le petit port. Nous verrons évoluer des jet skis infernaux au milieu de baigneurs un peu inconscients ! Nous y rencontrerons des femmes namibiennes venues des alentours en costume traditionnel pour vendre quelques petits objets artisanaux.

Nous aurons aussi tout le temps nécessaire pour avoir une connexion video avec nos enfants et Mamie, grâce à du wifi qui trainait par là. Le décalage horaire n’est plus que d’une heure maintenant et simplifie grandement les communications.

Nous revenons enfin sur Walvis Bay en longeant la côte où nous pouvons voir les magnifiques dunes d'un côté, et l'océan Atlantique de l'autre.

Nous quittons en fin d’après-midi Walvis Bay et remarquons une quantité incroyable de cargos en rade devant le port. Nous avons une vue imprenable sur la ville et les dunes du désert qui l’entoure immédiatement.

Bien sûr nous sommes conscients que cette escale est loin d’être représentative de ce que peut être la Namibie ! Mais il n’empêche que les paysages que nous avons vus sont de toute beauté et méritaient à eux seuls cette escale.

Allez, direction l’île de saint Hélène, l’un des derniers moments forts de ce tour du monde que nous atteindrons dans trois jours.

En attendant 2 petits plaisirs en mer nous attendent ...

Allez vas-y décolle !

... pendant ce temps tes copains regardent...

Devant la dune 7

Paysages lunaires du parrc national de Namib-Naukluft

La piste sur laquelle nous roulons

Le Welwitschia


Le phare de Swakopmund

La plage de Swakopmund

L'instinct maternel de Monique

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