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jeudi 26 décembre 2013

Jeudi 26 Décembre 2013 - Jour 96 - Maputo - MOZAMBIQUE


  • 30 ème escale

Hier soir, lors du dîner, une annonce diffusée par haut parleur est venue interrompre la discussion autour de la table.

Notre commandant fait annoncer que notre arrivée au Mozambique initialement prévue le matin à 7 heures a été avancée à minuit afin de répondre à une urgence sanitaire.
J’avais bien remarqué que depuis quelque temps neoRomantica filait bon train à la limite de sa vitesse maximum, nous avons l’explication maintenant.

Nous espérons que ces 7 heures de moins sur le temps du trajet auront permis de secourir ce passager.

Après dîner nous assistons à un spectacle de danseurs et chanteurs africains.
Notre nouvelle directrice de croisière Patrizia Gomez (tiens?) propose dorénavant 3 spectacles, (qui sont identiques je précise) plutôt que 2 comme c’était habituellement le cas. Nous trouvons que c’est une bonne initiative qui permet à tous de choisir son horaire, en fonction de l’heure du dîner, ou de ses habitudes.

Il est 23 heures 15 environ lorsque nous montons sur le pont pour assister à l’arrivée de neoRomantica à Maputo.
Il fait chaud et humide, la ville baigne dans une lumière jaunâtre, le bateau pilote nous suit comme un fidèle chien de garde.
Le quai est maintenant en vue, l’ambulance est déjà là. Après un demi tour sur place remarquable de précision (bravo Salvatore) nous finissons par accoster.
En quelques minutes tout était prêt grâce à la célérité des marins philippins qui couraient pour gagner un peu plus de temps à l’installation de la passerelle.
Le passager est descendu, accompagné par sa femme, le médecin du bord et des infirmières, et malheureusement aussi ses valises.

C’est vers 9 heures que nous nous rassemblons dans le minibus pour notre excursion qui durera aussi longtemps que l’escale.

Avec l’Afrique, nous renouons avec les excursions Costa pour des raisons pratiques mais aussi et surtout de sécurité.

Nous commençons par un petit tour de ville.

Capitale du Mozambique, Maputo portait autrefois le nom de Lourenço Marques, en l’honneur d'un explorateur portugais qui débarqua dans son port en 1544. La plupart des infrastructures et des bâtiments de la ville furent détruits pendant près de trente années de guerre civile. Aujourd'hui, la ville retrouve progressivement une part de sa splendeur passée. 
Après avoir quitté le port, nous nous arrêtons devant la superbe gare centrale de Maputo, qui est aujourd’hui l'un des plus beaux monuments de la ville. Le bâtiment fut construit en 1910, sur les plans d’un certain ... Gustave Eiffel, tiens donc ! Son remarquable dôme en bronze fut réalisé en Afrique du Sud et son assemblage fut une véritable innovation pour l'époque.
Nous découvrons l’intérieur de la gare et nous sommes tout de suite imprégnés par une ambiance particulière: nous sommes en Afrique. Ici nos repères occidentaux s’effacent et laissent place à une vie colorée, animée, c’est aussi le royaume de la débrouillardise et ... de l’ingéniosité.
Des passagers attendent  le départ d’un vieux train rouillé, partira-t-il ? 

Sur la grande place, face à la gare,  est érigé un monument en mémoire des combattants africains morts au court de la première guerre mondiale.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au marché local. Nous sommes démarchés aussitôt par les vendeurs qui nous proposent des objets artisanaux. Je dois avouer que nous avons été séduits par les couleurs, les matières parfois originales, les essences de bois, les formes épurées et l’imagination de ces véritables artistes qui s’ignorent. Nous y serions restés beaucoup plus longtemps, mais il nous faut avancer si nous voulons profiter au maximum de cette première journée africaine.

Nous remontons dans le mini-bus et quittons la ville. Durant le trajet, nous observons tout d'abord un Maputo plus rural, où les terres sont de propriété publique où les maisons semblent éternellement en construction, sans jamais être achevées.
Après avoir quitté la ville, le guide nous informe, que c’est la piste qui remplace la route goudronnée. Nous nous aventurerons dans la savane, ce qui nous donne le loisir de découvrir les paysages du Mozambique. On ne se lasse pas du spectacle qui se déroule sous nos yeux, ces femmes qui portent leur bébé drapé dans leur robe, des petits villages, où tous ces habitants  vivent au ralenti au rythme du soleil. Notre chauffeur tente d’éviter les nombreuses ornières de cette piste de sable rouge. On se croise, d’un côté, de l’autre, parfois on passe à trois de front. Il est vrai qu’à l’allure où nous sommes, nous ne risquons pas grand chose!
Enfin nous arrivons à la réserve de Mucapana créée par un suisse, Philippe Gagnaux, qui s’emploie aujourd'hui à convertir une ancienne plantation d'eucalyptus en un espace dédié à la végétation naturelle. Prochainement il est prévu de réintroduire des espèces animales dans leur habitat naturel. 

Nous sommes accueillis par nos hôtes. Immergés dans un cadre unique et loin de tout, nous dégustons des plats et des boissons locales tout en assistant à un superbe spectacle de percussions et de danses traditionnelles. Nous avons été fortement impressionnés par l’énergie des danseurs sous l’influence des rythmes produits par 3 musiciens non moins énergiques.

Je dois dire que nous avons passé un très bon moment et que cela valait la peine de faire ce long trajet pour sortir de la capitale.

Au moment de prendre le chemin du retour, l’un de nos trois bus a refusé obstinément de démarrer. Nous nous sommes donc répartis dans les deux autres bus encore «valides».
Inutile de vous dire que nous étions serrés dans une chaleur étouffante. Cela n’a été qu’un prétexte pour rire de cette situation.
D’ailleurs, miracle de l’Afrique, le bus a fini par nous rejoindre et tout est rentré dans l’ordre.

Nous sommes rentrés juste à temps, avant le départ de neoRomantica pour Richards Bay, notre prochaine escale en Afrique du Sud, cette fois.

À suivre ...










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