- 26 ème escale
Une fois n’est pas coutume, puisque c’est en avion que nous sommes arrivés hier à Melbourne pour cette 26 ème escale.
Après une bonne nuit de repos dans notre chambre d’hôtel confortable, nous prenons le petit déjeuner avec nos compagnons de voyage.
Nous projetions de monter à la tour Eureka, point culminant de Melbourne et située à 100 mètres de notre hôtel en plein centre.
Mais aujourd’hui la météo n’est pas clémente avec nous. C’est d’abord une épaisse brume qui enveloppe les rues, suivit de près par une pluie glaciale.
Que faire dans ces conditions ? Nous connaissons (un peu) les principales curiosités à voir dans cette ville, qui n’est pas touristique au sens propre du terme.
C’est une ville qui respire la finance, le commerce et l’économie, à la différence de Sydney plus orientée vers les activités culturelles. Enfin, c’est mon impression.
Alors, nous décidons (et tout notre petit groupe aussi) de rentrer à la «maison» sur neoRomantica qui doit être à quai.
Nous déposons nos affaires, saluons notre cabinier qui nous accueille d’un chaleureux «hello!» accompagné de son large sourire habituel.
Nous sommes contents de rentrer «chez nous». cela vous fait peut-être bizarre, mais depuis 2 mois et demi que nous sommes partis, cette petite cabine est notre univers, nous y avons nos marques et nous nous y sentons bien.
Mais on ne va pas rester jusqu’à 17 heures 30, heure à laquelle nous devons tous être rentrés.
Alors nous décidons de nous offrir une excursion gastronomique, en clair un restaurant situé juste à côté avec vue imprenable sur la baie.
Nous sommes accueillis par un garçon qui parle un français irréprochable, normal c’est un français.
Ce sera pour lui l’occasion de s’exprimer dans sa langue maternelle, cela fait toujours du bien quand on est en immersion dans un autre pays.
Il nous explique son parcours professionnel, ses projets, qui de toutes façons seront hors de France.
Et un de plus, pensons nous. C’est incroyable le nombre de jeunes qui cherchent à s’expatrier pour trouver ailleurs ce que notre pays n’est pas capable de leur offrir. Cela devrait donner matière à réflexion aux décideurs de notre pays.
Il nous expliquera les différents plats et les habitudes alimentaires des australiens.
Nous dégustons notre repas accompagné d’un vin rouge australien, regardant la pluie tomber derrière la grande baie vitrée.
Ce déjeuner en tête à tête fut très agréable et relaxant. Il nous a permis de faire une pause dont nous avions sans doute besoin.
Et puis rien ne nous oblige à toujours courir !
Nous regagnons neoRomantica en passant par le terminal de croisière.
Nous nous attardons en chemin dans un magasin de souvenirs qui vend également des cartes postales. J’entends derrière moi: «les 5 pour 2,5 dollars !»
Je ne réalise pas toute de suite, mais au fait il s’est adressé à moi en français !
«Je viens de la Réunion» me dit-il, et je pense: «encore un de plus!»
Arrivés au bateau, impossible de monter à bord, notre carte est refusée.
Motif: nous avons débarqué de Sydney et au regard des autorités australiennes, il faut remplir à nouveau les papiers d’immigration pour pouvoir embarquer à Melbourne.
Je n’ai pas tout compris mais nous nous sommes exécutés de bonne grâce, comme tous nos compagnons de voyage d’ailleurs.
En fin d’après-midi neoRomantica s’extirpe lentement du quai où le ferry Spirit of Tasmania était également amarré, exactement comme il y a 2 ans !
Le soleil, moqueur, nous envoie quelques rayons.
Allez, on t’en veut pas, va !
Tu as été tellement sympa avec nous jusqu’ici !
Vue de la large baie vitrée de notre chambre à Melbourne
Nous quittons Melbourne ... avec le soleil
Allez Salvatore, doubles moi ce cargo !
Notre "petit" bateau entre le Voyager of the Seas et le Spirit of Tasmania
Notre restaurant au bord de l'eau
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