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mercredi 11 décembre 2013

Dimanche 8 Décembre 2013 - Jour 78 - Uluru (Ayers Rock) - AUSTRALIE


Nous nous réveillons à 4 heures et quart du matin, pour un départ à 5 heures vers Uluru, ce rocher convoité, où nous devons assister au lever du soleil.
Sans même prendre notre petit-déjeuner nous nous dirigeons dans l’aube naissante vers Uluru qui se détache dans la pénombre.
Arrivés sur place, une table est dressée avec collations et encas divers, quelle organisation!
Nous nous dirigeons au pas de course vers l’observatoire aménagé un peu plus haut qui offre une vue imprenable sur Uluru. Nous ne voulons rien rater du spectacle qui arrive. 

Nous patientons en admirant les merveilleuses couleurs de l’aube, les espaces sans fin, et la forme imposante d’Uluru d’une couleur ocre sombre en cet instant. 
Puis le désert s’anime avec le soleil levant. Uluru s’éclaire petit à petit, les ombres qui dessinent son relief se rétrécissent peu à peu, la lumière s’intensifie rapidement, l’ocre d’Uluru devient flamboyant, tel l’acier que l’on attise dans la forge.

Quel spectacle ! Mais quel spectacle ! c’est incroyable de beauté ! On ne pouvait pas s’imaginer que cela pouvait être aussi beau, c’est totalement irréel, magique, indescriptible. 
Plus personne ne parle à cet instant, nous retenons notre souffle, hypnotisé par le spectacle que nous offre Dame Nature.
C’est à ce moment précis que nous avons compris pourquoi les aborigènes pouvaient accorder une place si importante à ce lieu sacré dans leur croyance. 
Nous avons bien sûr saisi ce moment par une photo que nous vous adressons telle quelle, sans aucune retouche, et qui se rapproche de la réalité.
Mais très rapidement, trop rapidement, le «rocher» diminue d’intensité pour reprendre sa couleur ocre rouge qui le caractérise. Le spectacle aura duré 3 ou 4 minutes, pas plus.

 Après ce lever de soleil, qui restera, sans nul doute l’un des plus beau qu’il nous a été donné d’admirer dans notre vie, nous rentrons à l’hôtel pour prendre notre petit- déjeuner.

Puis nous retournons à l’Ayers Rock pour poursuivre notre excursion. 

Nous suivons Steve, notre guide, pour une marche au pied d’Uluru.
Nous avons été très intéressé de recueillir des informations sur la faune et la flore qui nous entourent.
Ce parc de plus de 110 km2 appartient toujours aux Anangu, aborigènes du parc, qui l’entretiennent en respectant leur tradition culturelle. 
C’est par la technique du feu qu’ils parviennent à préserver la végétation, technique qui avait surpris les colonisateurs anglais, mais ils se sont rendus à l’évidence après avoir essayé une manière plus traditionnelle qui se solda par un échec.

Les Anangu continuent de pratiquer la chasse limitée au kangourou, à l'outarde d'Australie, à l'émeu et au varan.
La flore du parc national d'Uluru-Kata Tjuta est constituée de la plupart des espèces du Centre de l'Australie. Nombre d'entre elles sont endémiques du parc. 

La végétation du parc est dépendante des pluies, très irrégulières. Nous (re)découvrons l'«arbre à sang », dont la sève rouge est utilisée comme désinfectant et pour traiter les problèmes respiratoires. 
D'autres plantes sont utilisées comme matériau de construction, comme combustible ou encore, en tant qu'ornement.
Depuis l'arrivée des Européens, des plantes ont été introduites dans le parc, mais pas forcément à bon escient certaines sont envahissantes et ont tendance à s’approprier les zones plus humides, au détriment d’espèces endémiques. D'autres ont été importées accidentellement par les visiteurs.
Quand l’homme cessera-t-il de jouer l’apprenti sorcier ! 
De larges explications nous ont été données concernant la manière dont les aborigènes se nourrissent avec les plantes. Nous avons été surpris de voir comme une toute petite plante peut recéler dans le sol une grosse racine comestible. 

Le guide nous raconte la légende de la femme «Python» dont, avec un peu d’imagination, on peut voir sa forme se détacher dans le rocher.

Nous arrivons maintenant à l’endroit où existe une réserve d’eau à ciel ouvert. C’est complètement irréel dans ce milieu aride, où n’existe ni fleuve, ni rivière.
Les aborigènes ont toujours eu connaissance de cet endroit essentiel à leur survie. Cette particularité a contribué également à la sacralisation du site.

Nous terminerons cette marche éducative par une grotte où figurent des peintures rupestres aborigènes. Elles représentent des scènes de la vie quotidienne, des animaux et des plantes.
Leur préservation est difficile du fait que selon la tradition aborigène, si l’auteur d’un tableau rupestre est décédé, il sera, sans le moindre scrupule recouvert par une autre peinture. Ils sont de plus fragiles et nécessitent un entretien régulier.

Nous visitons ensuite le centre culturel du Parc national, qui nous permet de découvrir les traditions, les légendes, les langues et l'histoire des aborigènes.
Des objets d’art et d’artisanat réalisés par les aborigènes d’Australie sont exposés.

Après cette visite, nous reprenons notre bus pour faire le tour complet d’Uluru soit 9, 5 kms. Il faudrait environ 3 à 4 heures pour en faire le tour à pied, imaginez la difficulté avec la température accablante !

Mais déjà il faut quitter cet endroit féérique, nous nous rendons à l’aéroport de l’Ayers Rock, où nous attend notre vol pour Melbourne via Sydney. 

Nous atterrissons à Sydney, la vue du ciel est magnifique et nous mesurons quelle chance nous avons eu d’arriver à la fois par la mer et par les airs !
À cette instant Neoromantica est parti depuis la veille, nous sommes SBF (sans bateau fixe).
Une heure après nous reprenons un vol pour Melbourne, où nous atterrirons une heure 30 plus tard.
À cette instant Neoromantica n’est pas encore arrivé, nous sommes toujours SBF (sans bateau fixe).

Qu’à cela ne tienne, notre échappée au centre de l’Australie prévoyait notre hébergement à l’hôtel. C’est au «Crown Promenade» que nous serons hébergés, l’espace d’une nuit, au vingtième étage avec une vue panoramique sur Melbourne la nuit.

C'est pas Uluru, mais c’est tout de même beau.

Allez, on vous laisse, nous avons du sommeil à récupérer !

Lever du soleil sur le parc national d'Uluru-Kata Tjuta

Devant Uluru nous attendons son éclairage par le soleil
Uluru prend sa couleur de braise incandescente

Uluru regorge d'eau dans quelques recoins

Peintures rupestres et Steve notre guide

Technique du feu pour entretenir le parc

Le chemin aménagé pour gravir Uluru, un sacrilège pour les aborigènes !

L'arrivée sur Sydney








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