Il est un peu plus de 5 heures ce matin lorsque nous nous réveillons.
Ça y est le grand jour est arrivé. Ce moment nous l’avions souhaité, espéré, il nourrissait notre réflexion depuis le début de ce tour du monde.
Mais les places sont comptées et nous étions inscrits sur liste d’attente. C’est seulement depuis quelques jours que nous avons eu confirmation de notre participation à cette échappée au centre de l’Australie.
Nous quittons neoRomantica pour nous diriger vers l’aéroport de Sydney à destination d’Uluru, l’un des lieux symbolique de l’Australie. Trois heures et quart après le décollage nous atterrissons sur la piste spécialement aménagée à proximité du «rocher».
À la sortie de l’avion une bouffée de chaleur s’abat sur nous: il fait 40°C à l’ombre !
L’air est sec et nous ne transpirons pas, mais on dirait du feu !
Immédiatement il nous est recommandé de boire, abondamment et fréquemment, même si nous n’avons pas soif. La déshydratation est la cause principale de problèmes de santé ici.
À notre arrivée, nous sommes attendus par un car et un guide local pour notre première excursion aux Kata Tjuta (les monts Olgas).
Nous faisons un bref arrêt pour manger un panier repas dans un endroit à l’ombre depuis lequel nous avons une superbe vue sur Kata Tjuta avec Uluru au loin, distant d’environ 15 kilomètres.
À cette occasion nous faisons connaissance avec notre guide, Steve, un australien qui s’exprime dans un français impeccable.
À la question: «d’où venez vous?» nous lui répondons à un peu plus de 100 kms au sud de Paris.
«Mais je connais bien la région!» nous dit-il, aussi devant une telle assurance, nous lui précisons que nous habitons à côté d’Orléans.
Il sourit largement en nous annonçant qu’il a résidé durant ses études en France à Saint-Ay, village situé à 5 kms de Meung-sur-Loire !
Il nous précise même le nom du propriétaire qui l’hébergeait, personne que nous connaissons également.
Incroyable ! Faire un aussi long voyage, venir dans ce désert situé au centre de l’Australie, rencontrer ce guide qui a demeuré aussi près de chez nous, c’est aussi ça la magie des voyages: des rencontres inattendues.
Nous entamons alors une marche, et sommes directement en contact avec la rudesse de l’endroit en visitant les dômes massifs formés d’un conglomérat de cailloux: Kata Tjuta, plus connus sous le nom de monts Olga.
Nous admirons les courbes généreuses des gorges et des formations rocheuses. Le chemin montant nous permet d’avoir un beau panorama sur les gorges ombragées et orangées des vallées qui séparent les 36 dômes imposants qui constituent les Olgas.
Le contraste des couleurs entre le minéral et le végétal est absolument remarquable.
En fin d’après-midi, un peu fatigué tout de même par le voyage, la marche et cette chaleur, nous rejoignons notre hôtel pour prendre un peu de repos. La piscine nous procurera un peu de fraîcheur et de détente.
En soirée, un car nous emmène pour nous faire vivre l’expérience Sounds of Silence, à savoir un dîner dans le silence du désert.
Nous sommes accueilli par les notes lancinantes du didgeridoo. Nous sommes au milieu de ce superbe décor formé par la brousse de l’Uluru (l’Ayers Rock) et le coucher de soleil sur les Kata Tjuta (les Olgas), sans oublier les chênes du désert.
C’est à proprement parlé féérique! Les tables sont dressées avec nappes blanches et photophores en guise d’éclairage. Nous dégustons d’excellents morceaux de viande de kangourou, d’émeu et de poulet.
À la fin du repas, les photophores sont éteints, il est demandé à chacun de respecter le silence le plus total. Nous nous exécutons volontiers et c’est dans le noir, seulement éclairé par la voute céleste, que nous «écoutons» le silence de la nature. Nous percevons néanmoins le bruissement des feuilles des arbres du désert caressés par le vent, et les animaux présents non loin de nous, serpents compris, brrrr...
C’est alors qu’intervient un astronome, qui décrit avec passion le ciel étoilé. Il est muni d’un petit projecteur laser qui désigne avec précision chaque étoile. Malgré un ciel quelque peu nuageux, nous pourrons voir certaines étoiles remarquables telle la Croix du Sud. En levant la tête, nous prenons conscience du ciel de l’hémisphère Sud.
Il se fait tard, et demain nous devons nous lever très tôt. Nous rejoignons nos bus pendant que les organisateurs laissent l’endroit sans trace de notre passage, comme il est obligatoire dans ce site hyper protégé.
Bonne nuit !
L'arrivée sur Uluru
Magie des couleurs avec Uluru à l'horizon
Tous les moyens sont bons pour se rafraîchir: piscine pour Christian...
... eau et jus de fruit mour Monique devant Kata Tjuta
Notez l'échelle de grandeur
Le didgeridoo
Le crépuscule


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