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dimanche 29 décembre 2013

Samedi 28 Décembre 2013 - Jour 98 - Durban - AFRIQUE DU SUD


  • 32 ème escale

C’est depuis le pont 9 neoromantica que nous assistons à l’arrivée à Durban. 

Le temps est splendide, les immeubles se détachent sur le bleu du ciel, petit à petit des grues apparaissent, puis des cargos et d’énormes rouliers chargés de camions, voitures, engins de travaux publics, bref tout ce qui roule.

Nous sommes montés encore d’un cran par rapport à Richards Bay, car visiblement la première impression lorsqu’on aborde ainsi Durban c’est de constater une importante activité économique.

Durban est une ville de plus d’un million d’habitants, 3,5 millions si l’on tient compte de l’agglomération. Le navigateur portugais Vasco de Gama y débarqua un 25 décembre il donna le nom de ce port naturel: «Natal» (Noël).
Sa population est composée environ de 2/3 de zoulous, le reste se répartissant entre les indiens et les blancs (seulement 9%)

Aujourd’hui Durban est le plus grand port d’importation et d’exportation d'Afrique du Sud et le 5ème port au monde.

Nous sommes à quai et descendons sans perdre de temps pour prendre le shuttle qui doit nous emmener en dehors de l’enceinte portuaire.
En effet dans beaucoup de ports il est interdit de marcher, compte tenu du trafic d’engins et de containers.
Malheureusement 2 bus pour 1500 passagers, vous conviendrez que c’est un peu juste. Alors une longue file se forme avec les inévitables gestes et paroles d’énervement qui vont avec.
Une heure après (et oui...) nous voilà enfin arrivés au «Golden Mile» (Beach Road), au beau milieu d’une promenade en bord de mer.
Quelle foule et quelle chaleur écrasante !
La mer avec de beaux rouleaux fait la joie des surfeurs, mais aussi d’une foule d’africains qui se baignent regroupés en sautant à chaque vague accompagné par des rires et des cris.  
Sur l’esplanade un parc d’attractions fait la joie des enfants et un «câble car» propose une petite promenade en hauteur le long de la plage. Des zoulous transportent les visiteurs dans des pousse-pousse aussi colorés que leurs vêtements.
Deux grandes piscines sont à la disposition des enfants, elles sont gratuites, sans clôture et totalement ouverte au milieu du front de mer.
Et puis des camelots sur des centaines et des centaines de mètres qui vendent ce que vendent les camelots africains en France, des objets de bois et des vêtements griffés «made in China». C’est coloré, animé, attrayant, mais parfois monotone, car tous ces étales sont quasiment identiques !
Nous rentrons pour midi à bord car nous devons nous préparer pour notre excursion qui part en tout début d’après-midi.
Là aussi il nous a fallut un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, pour réussir à grimper dans le bus qui fait la navette.

Nous partons pour un tour panoramique. Malheureusement le temps est gris et maussade, le vent souffle très fort en rafales, un peu comme en France paraît-il ...

Nous commencerons par nous arrêter au stade Moses Mabhida, où les vuvuzelas s’en sont données à coeur joie à l’occasion de la dernière coupe du monde.
Nous nous dirigeons ensuite aux jardins botaniques. Nous ferons une agréable promenade dans ce parc qui héberge une multitude de plantes locales, mais qui est également très connu pour sa serre d’orchidées.
Puis nous prenons la direction de Currie Hill, où nous faisons une halte pour admirer la vue panoramique sur la ville, mais la vue est altérée par la pluie qui commence à tomber et la mauvaise visibilité.

Nous passons ensuite devant la mosquée Juma, la plus grande de l’hémisphère sud, renommée pour son imposante coupole dorée et ses tourelles, avant de visiter le marché de Victoria Street, dit le Marché indien. 
Nous musardons parmi les objets exotiques. Des parfums orientaux et africains émanant d’étals d’herbes aromatiques et d’épices nous envoutent.

Enfin nous retournons au port en passant par la place du Vieux Marché, l’hôtel de ville et l’horloge Vasco de Gama.

Ce soir nous assistons avec beaucoup de plaisir à un concert produit par une chorale de collégiens.
L’ambiance était de style gospel, accompagné par des rythmes zoulous.
Bien sûr nous avons été conquis!
Mais au-delà de ces belles voix et de cette musique captivante, c’est le spectacle de ces jeunes, blancs et noirs rassemblés pour danser et chanter zoulou qui nous a le plus touché: quel beau symbole !
Aujourd’hui après l’apartheid, cette nouvelle génération a trouvé sa véritable identité: blanc ou noir, peu importe, africain avant tout ! Nelson Mandela reste toujours présent.










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