- 36 ème escale
Nous voici arrivés à notre dernière escale africaine: Dakar.
À peine montés dans le bus, dès la sortie du port, nous sommes plongés dans l’ambiance de cette métropole cosmopolite: Dakar la bruyante, Dakar la colorée, Dakar la vivante.
Cette transition est d’autant plus saisissante après le calme des 4 jours de mer que nous venons de passer.
Et puis tous ces gens qui parlent en français, langue officielle du Sénégal, témoignent du passé colonial de la France, dont l’empreinte est toujours présente.
Sa population est d’un peu plus d’un million d’habitants, musulmane à 95%. La polygamie est permise, courante mais limitée à 4 femmes.
Située sur la péninsule du Cap Vert, Dakar bénéficie d'un climat agréable en toute saison, influencé par les alizés maritimes et la mousson.
Aujourd’hui nous avons décidé d’aller au Lac Rose. C’est l’un des lieux touristiques incontournables avec l’île de Gorée. Nous n’avions pas le temps malheureusement de faire les 2 sites.
Nous atteignons la banlieue de Dakar et rapidement nous roulons à travers la campagne africaine, le territoire de Niayes, région où sont cultivés des légumes. Le trajet est d’environ 40 kilomètres, le temps passe très vite à observer toute cette animation environnante, et pourtant nous sommes dimanche !
Nous arrivons avec le bus au Lac Retba, plus connu sous le nom de Lac Rose à cause de sa couleur produite par la présence de micro-organismes et du taux très élevé de sel dans l'eau, environ 380 grammes par litre.
Mais de rose, point n’était ! Il n’était même pas bleu, mais d’un gris aussi triste que nous étions déçus.
En réalité, ce que les catalogues d’agences de tourisme ne disent pas, c’est que ce fameux rose apparait principalement à la fin de la saison sèche, or nous n’en sommes qu’au début, et puis nous n’avons pas le temps d’attendre, hein !
Nous descendons de notre bus pour prendre des véhicules tout-terrain ouverts sur les côtés, style camion plateau avec une bâche au-dessus pour se protéger du soleil.
Rien d’extraordinaire dans la description, ah si, j’allais oublier, ce sont des 4X4 oui, mais des 4X4 africains ! Certes ils ont dû être japonais mais il y a très longtemps.
Le plancher sur lequel nous étions était troué de toutes parts, et à voir l’état de la mécanique quand le chauffeur a ouvert le capot, je me suis dit que rouler dans ces conditions relevait du miracle.
Bref, nous voilà partis pour faire le tour du «Lac Gris».
Dès les premiers mètres, passant au-dessus de flaques d’eau j’ai senti mes jambes toutes mouillées: les trous dans le plancher bien sûr !
Mais cela ne nous a pas empêcher de savourer le paysage des rives du lac où le sel est exploité.
C’est un travail pénible, les hommes, dans l'eau jusqu'à la poitrine, doivent casser avec un piquet le sel déposé sur le fond avant de le ramasser à la pelle pour remplir des pirogues.
Les femmes quant à elles déchargent les pirogues et entassent le sel sur les bords pour le sécher et le blanchir au soleil.
C’est dimanche, jour chômé, mais on peut voir les barques et les tas de sel sur la berge.
Nous poursuivons notre route ballotés de tous les côtés, provoquant l’hilarité générale.
La conduite de notre chauffeur est fantaisiste, lui seul sait s’il va passer d’un côté ou l’autre des obstacles, encore que, je me demande si ...
Nous traversons des étendues de cultures maraîchères, l’irrigation se fait de façon traditionnelle... avec l’arrosoir que l’on vient remplir au puits. Le spectacle est authentique. Des élevages de bovins aux cornes élancées complètent le tableau.
Nous arrivons alors dans un village Peuhl. Alertés par le bruit de nos véhicules, les femmes accourent avec leur bébé dans le dos accompagnées par les enfants du village. Ils expriment de beaux sourires et se pressent autour de nous pour obtenir quelques cadeaux.
Les maisons traditionnelles faites de bois, laissent place aujourd’hui à des petites cases en parpaings de ciment. Quel dommage, d’autant que je n’ai pas l’impression que leur confort s’en trouve amélioré.
Nous nous laisserons séduire par quelques bibelots avant de repartir, contribuant ainsi et de modeste façon à l’économie du village.
Pendant ce temps, nos chauffeurs ont entrepris de dégonfler légèrement les pneus. Le motif ? Il est prévu d’effectuer avec nos véhicules tout-terrain, la dernière partie empruntée par les concurrents du Paris-Dakar, à l’époque où cette compétition se terminait ici.
Et là ce fut le clou de la sortie, avec dextérité et talent notre chauffeur, qui maîtrise parfaitement son terrain nous conduit à vive allure entre les dunes de sable en suivant la célèbre piste. On saute, on se bouscule, et surtout on rit beaucoup !
Nous arrivons sur l’immense plage, immaculée de toutes traces de pas ou de véhicules, d’énormes rouleaux se fracassent. Le spectacle est grandiose ! On imagine l’adrénaline que devaient avoir les concurrents à l’approche de l’arrivée.
Mais tout a une fin, et c’est par des danses au son des percussions que nous sommes accueillis à l’arrivée. C’est donc à regret que nous regagnons nos bus confortables pour retourner à Dakar.
Nous faisons un rapide tour de ville, par les quartiers cossus de la capitale où siègent ambassades, ministères et l’Hôtel de Ville.
Nous passons devant le Palais Présidentiel avec sa Garde Rouge.
Nous ferons un bref arrêt à un atelier qui réalise des tableaux avec du sable de toutes les couleurs. La démonstration qu’il nous a été donnée de voir, nous a fortement intéressé.
C’est en longeant la mer et traversant les grandes avenues arborées, que nous arrivons au port, contents de cette journée.
NeoRomantica appareille à 18 heures, nous laissons l’île de Gorée sur notre tribord, avant de prendre le cap au nord, direction Santa Cruz de Tenerife où nous accosterons le 15 janvier au matin.
Le marché aux chèvres
Le sel du Lac Rose
Le village Peuhl
Mécanique africaine pièces d'origine non garanties !
2 blancs chez les Peuhls
L'arrivée du Dakar - Dakar
Quand la route se transforme en piste
Le football est vraiment le sport universel
Les rues sont animées en ce dimanche
Transport en commun (c'est écrit dessus !)
L'île de Gorée
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